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Variations relationnelles autour d’une image en cellule

Les murs de votre cellule sont un espace d’exposition, je me propose de réaliser une image dont vous êtes le commanditaire


Sarah Mulot 

Cette proposition initie un mode de relation grâce à l’image par l’intermédiaire d’un cahier d’échanges. L’imaginaire du détenu et celui de l’artiste rentrent en correspondance. Le temps, la disponibilité relative et conditionnée du regard, l’espace et le dialogue sont les principes fondateurs de cette invitation. Le regard est interrogé en valorisant les variations potentielles de point de vue : le basculement, les allers et retours, les changements, l’adaptabilité. En s’intéressant conjointement à un participant usager de cet espace comme un commanditaire et spectateur idéal, ainsi qu’à la cellule comme un white cube de 9M2, s’opère un glissement vers un potentiel, quelque chose de nouveau, d’inconnu. Cet inconnu, cette situation étrange, autorise de multiples inventions formelles, esthétiques et relationnelles.

Remerciements

Aux dix prisonniers qui se sont prêtés à cette expérience proposée par Sarah Mulot avec la complicité de Marin Lereuil à La Maison d’arrêt de Villefranche et à la Maison centrale d’Arles.

À Adamav, Rémi Simian, Jean-Michel Grémillet, Prison insider, Drac Rhône-alpes, Spip de la Maison d’arrêt de Villefranche, Spip et direction de la Maison centrale d’Arles, les enfants du Rhône, Pierre-alain Gourion, et la Mapraa.